Sur le bord de la rivière Piedra je me suis assise et j’ai pleuré

Ce mois-ci, je vous présente à nouveau un livre de Paulo Coelho, plus ancien, dans ma bibliothèque depuis un certain temps déjà, m’attendant patiemment.

Comme le précise le quatrième de couverture, ce roman plonge le lecteur dans les mystères de la divinité. Cette précision va peut-être en refroidir certains. Ce serait dommage car au-delà du côté spirituel, que chacun est libre d’accueillir comme il l’entend, ce livre offre avant tout une magnifique réflexion sur la vie et, essentiellement, sur l’amour.

Et c’est ce que j’apprécie particulièrement avec cet auteur, cette invitation à voyager au cœur de nous-même, pour nous interroger sur notre vécu personnel, sur notre parcours de vie.

Il est ici question d’amour comme don de soi, qui nous fait grandir et nous épanouir.

Et comme le dit si bien l’auteur : « Une histoire d’amour renferme tous les secrets du monde ».

Il nous entraîne ainsi à suivre les pas d’une héroïne qui avoue : « Il m’a fallu payer le prix fort, pour obtenir le peu que j’ai, laisser de côté tant de choses que je désirais, me détourner de tant de chemins qui s’ouvraient devant moi. J’ai sacrifié mes rêves au nom d’un rêve plus élevé : la paix de l’esprit. Je ne veux pas renoncer à cette paix », reconnaissant qu’elle a ainsi toujours lutté pour gouverner ce qui devrait toujours rester libre : les sentiments.

Car l’amour se risque, il faut du courage pour l’accueillir quand il se présente à nous.

C’est pourquoi ce livre nous parle aussi de la difficulté à lâcher prise et à surmonter nos peurs passées, pour pouvoir aller à la rencontre de l’autre.

Je vous livre un extrait de ce livre :
« L’amour est toujours nouveau. Peu importe que l’on aime une fois, deux fois, dix fois, dans sa vie – on se trouve toujours devant une situation inconnue. L’amour peut nous mener en enfer ou au paradis, mais il nous mène toujours quelque part. Il faut l’accepter, car il est ce qui nourrit notre existence. Si nous nous dérobons, nous mourrons de faim en ayant sous les yeux les branches chargées de fruits de l’arbre de la vie, sans oser tendre la main pour les cueillir. Il faut aller chercher l’amour où qu’il soit, quand bien même cela peut signifier des heures, des jours, des semaines de déception et de tristesse. Parce que, dès le moment où nous partirons en quête de l’amour, lui aussi partira à notre rencontre. Et nous sauvera ».

Et pour clôturer cette présentation, voici une très belle déclaration d’amour de l’un des personnages : « Je resterai assis à côté de toi tant que tu seras devant cette rivière. Et si tu vas dormir, je dormirai devant ta porte. Et si tu t’en vas loin, je suivrai tes pas. Jusqu’à ce que tu me dises : va-t’en ! Alors je m’en irai. Mais je ne pourrai cesser de t’aimer jusqu’à la fin de mes jours ».

Je vous souhaite une excellente lecture !

Référence : Paulo Coelho, Sur le bord de la rivière Piedra je me suis assise et j’ai pleuré, Éditions J’ai lu, 1994

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :