O. Clerc, La grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite … et autres leçons de vie

Ce mois-ci, je vous présente un livre au titre, avouons-le, assez surprenant. Le quatrième de couverture nous annonce son contenu :
« Sept fables emplies de sagesse et d’optimisme (…) Ce livre nous invite à un voyage en sept étapes, à travers des fables universelles, animalières et végétales, qui nous parlent d’évolution, de conscience et de résilience ».
Ces fables constituent ce que l’on appelle des métaphores ou allégories.

Pourquoi utiliser des métaphores ?

Les métaphores forment un langage à part entière, permettant de toucher en nous beaucoup plus de choses qu’il n’y paraît car elles vont directement s’adresser à notre inconscient, en permettant une interprétation subjective.
Les fables sont de cours récits métaphoriques destinés à illustrer un enseignement en se basant sur des scènes ou des évènements relevant du quotidien.
Leur interprétation est subjective car chacun est libre de transposer l’histoire avec son propre vécu personnel.
Ces histoires permettent par conséquent de semer les graines du changement en nous, graines que nous pouvons ensuite cultiver à notre guise.

Les sept fables du livre

Cet article va vous dévoiler succinctement, non pas le contenu de ces fables, mais certains enseignements qu’elles nous révèlent. L’auteur nous présente pour chaque histoire des pistes de réflexion extrêmement enrichissantes tant pour notre développement individuel que pour le bien-être collectif.

La grenouille dans la marmite d’eau : sommes-nous déjà à moitié cuits ?

Cette histoire nous fait comprendre qu’une détérioration suffisamment lente échappe à notre conscience et ne suscite donc, la plupart du temps, ni réaction ni opposition, et cela dans de nombreux domaines tels que la santé, les relations de couple ou encore le travail.
Personnellement, c’est une fable que je ne manque pas de raconter lorsque j’interviens sur la prévention du burn-out.

Le bambou chinois : la préparation dans l’obscurité

Contrairement à la première fable, et bien qu’il y ait des similitudes entre les deux, cette deuxième histoire nous parle d’un changement soudain, rapide, spectaculaire et nous enseigne plusieurs choses importantes, qui partent du principe que ce n’est pas parce qu’on ne voit rien qu’il ne se passe rien !

La cire et l’eau chaude : la force de la première impression

Cette métaphore nous fait prendre conscience de l’importance des premières fois de chaque situation nouvelle. Et dans la mesure où cette allégorie nous parle du commencement, elle nous entretient aussi de la fin.
Elle nous invite également à une réflexion sur le piège de certaines de nos habitudes qui nous gouvernent à notre insu.
Enfin, elle nous offre une analyse intéressante concernant le changement.

Le papillon et le cocon : l’aide qui affaiblit et l’épreuve qui renforce

Voilà encore une riche métaphore, qui s’applique à de nombreuses situations différentes !
Cette histoire met en lumière l’importance de certaines épreuves qui nous font grandir et le sens que certaines souffrances peuvent avoir.
Elle nous parle aussi de l’inefficacité et de la maladresse de certaines aides, car à trop vouloir résoudre les problèmes des autres à leur place, nous les privons de la possibilité de développer leurs propres ressources, d’évoluer par eux-mêmes et de se dépasser.
A cet égard, l’auteur nous livre une réflexion intéressante sur l’éducation donnée aux enfants.

Le champ magnétique et la limaille : modifier le visible en agissant sur l’invisible

Cette histoire nous apprend qu’un événement parfaitement visible peut obéir à des influences invisibles mais néanmoins puissantes.
Elle nous invite donc à réfléchir par rapport aux changements que nous souhaitons apporter dans quelque domaine que ce soit de notre vie.
Si nous ne tenons pas compte des influences invisibles mais puissantes, nos croyances et nos peurs en l’occurrence, qui influencent nos pensées et nos comportements, toute tentative de changement restera vaine car il s’agira d’un changement superficiel et non en profondeur.
Un changement profond et durable ne peut intervenir si nos blocages et croyances limitantes ne sont pas levés, si nos peurs subsistent en profondeur.

L’œuf, le poussin … et l’omelette : de la coquille au squelette

Le passage de l’œuf au poussin est une métaphore des transformations que nous, les humains, traversons.
La coquille symbolise les structures familiales et sociales au sein desquelles nous grandissons. Durant notre jeune âge, ce cadre, avec son amour mais aussi ses limites, est nécessaire pour nous structurer, nous construire et développer notre potentiel. A terme, nous aussi sommes amenés à briser notre coquille puisque, ayant acquis notre propre force intérieure, nous n’en avons plus besoin.
Pour le poussin, si la coquille se brise avant que son contenu n’ait eu le temps de se former, cela donne une belle omelette ! Et pour nous ? Si notre coquille se brise avant que nous ayons eu le temps de consolider nos valeurs morales ? A nouveau, l’auteur nous livre ici d’intéressantes réflexions à ce sujet.

La vipère de Quinton : milieu extérieur et force intérieure

Cette métaphore nous rappelle le fait que, dès notre enfance, nous baignons dans un milieu caractérisé par des valeurs familiales, religieuses, politiques et culturelles, que nous absorbons en grande partie de façon inconsciente. A notre insu, notre esprit se façonne ainsi à l’image du contexte environnant.
Afin de prendre notre autonomie, nous sommes amenés tôt ou tard à faire un tri, en gardant ce qui sera désormais consciemment nôtre et en rejetant ce que nous ne souhaitons pas garder.
A défaut d’une telle remise en question délibérée, c’est parfois une modification de notre environnement qui peut servir de révélateur.

Pour conclure

Je laisse à l’auteur le mot de la fin : « Sous des angles différents et avec des éclairages complémentaires, ces diverses métaphores nous parlent au fond des mêmes choses : comment rester conscient, comment développer, affirmer et conserver ses valeurs, comment résister à ce qui va à l’encontre de la direction que l’on s’est fixée, comment utiliser les circonstances adverses pour se renforcer ».

Je vous souhaite une excellente lecture !

Référence : Olivier Clerc, La grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite … et autres leçons de vie, Editions Poche Marabout, 2015

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