A. de Saint-Exupéry, Le Petit Prince

Beaucoup d’entre nous ont eu l’occasion (voire l’obligation) de lire ce livre étant enfants, au cours de leur scolarité. Mon fils n’a pas échappé à la règle et y a pris beaucoup de plaisir, me donnant ainsi l’envie de le relire. J’ai donc eu la chance de (re)découvrir une véritable pépite de poésie, de sagesse et de sensibilité.
Comme il serait réducteur et erroné de considérer ce livre uniquement comme un livre pour enfants !

En le relisant avec un regard neuf, un regard d’adulte, je me suis rendu compte à quel point ce livre est source de nombreux enseignements et réflexions quant au sens de la vie, l’amour, l’amitié, la solitude ou encore la tristesse.

Il nous invite aussi à renouer avec l’innocence de l’enfant qui est en nous, et à continuer à pouvoir s’émerveiller de la vie, malgré les difficultés rencontrées et les expériences douloureuses que nous avons pu vivre.

Personnellement, mon passage préféré est la rencontre du petit prince avec le renard. Je vous en livre deux extraits :

« Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ? C’est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie « créer des liens … » Créer des liens ? Bien sûr, dit le renard. Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde …
(…)
On ne connaît que les choses que l’on apprivoise, dit le renard. Les hommes n’ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n’existe point de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi ! Que faut-il faire ? dit le petit prince. Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t’assoiras d’abord un peu loin de moi, comme ça, dans l’herbe. Je te regarderai du coin de l’œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t’asseoir un peu plus près … »
Et le renard de faire ensuite au petit prince cadeau d’un secret : « On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux », qui est devenu l’une des réflexions les plus connues de ce livre.

Je vous souhaite une excellente lecture !

Référence : Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit Prince, Editions Gallimard Jeunesse, 2007

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